1891 suppressions de postes dans les écoles publiques en France.
Pour l’académie de Nantes, ce sont 136 postes supprimés à la rentrée 2026 dans le premier degré…dont 42 en Loire-Atlantique !
Cette offensive d’une ampleur inédite contre l’École publique appelle une résistance à la hauteur de l’attaque. Le Premier ministre Lecornu, en recourant à l’article 49-3, outil antidémocratique par excellence, et au terme de tractations politiciennes destinées à éviter la censure, a imposé son budget 2026 : un budget qui accorde des moyens considérables aux crédits militaires – en hausse de près de 7 milliards d’euros – tout en s’attaquant frontalement à la Sécurité sociale, aux droits des salariés, aux services publics, à l’hôpital public et, tout particulièrement, à l’École publique.
Les dotations en postes, présentées lors du CSA ministériel, confirment cette orientation brutale même après avoir été « révisées ». Elles marquent une violence sans précédent contre l’enseignement public : 3256 postes d’enseignants seront supprimés à la rentrée 2026, dont 1365 dans le 2nd degré et 1891 dans le 1er degré.
Lors du CSA académique du mardi 27 février, la Rectrice a acté la répartition de 151 suppressions de postes dans le premier degré. C’est finalement 136 postes en moins dans l’académie. La Loire-Atlantique subira à elle seule 42 suppressions de postes pour la rentrée 2026 dans le premier degré.
Le SNUDI FO 44 alerte : à ces 1891 suppressions de postes doivent s’ajouter 1000 postes « réservés » aux PAS (Pôles d’Appui à la Scolarisation). Dans l’académie, la Rectrice vient d’annoncer 70 postes consacrés aux PAS ! Ces postes serviront à fermer des classes pour alimenter des dispositifs qui remettent en cause les notifications de la MDA et le droit des élèves en situation de handicap à une scolarisation adaptée à leurs besoins. Dans le même temps, le gouvernement annonce la création de seulement 500 postes d’AESH au niveau national, alors même que de nombreux postes existants ne sont pas pourvus en raison de la précarité insupportable de ces emplois.
Le SNUDI FO 44 ne laissera pas faire !
Ces suppressions massives, auxquelles s’ajoutent les 1000 postes fléchés vers les PAS, viennent s’empiler sur celles de la rentrée 2025, qui avait déjà vu 470 suppressions de postes et entraîné de nombreuses fermetures de classes. En Loire-Atlantique, les 9 suppressions de postes en 2025 avaient conduit à la fermeture de 70 classes. Cette année, avec 42 suppressions de postes faut-il s’attendre à 250 ou 300 fermetures de classes ?
Le SNUDI FO 44 rappelle son chiffrage de l’année dernière : pour garantir qu’aucune classe ne soit à plus de 24 élèves en école “ordinaire” et 18 en REP/REP+, ce sont 130 classes qu’il aurait fallu ouvrir dans les écoles du département …sans même parler des besoins en remplaçants, enseignants spécialisés, enseignants référents …..
Le SNUDI FO 44 revendique que la baisse démographique serve enfin à améliorer les conditions d’apprentissage de tous les élèves et les conditions de travail de tous les personnels !
Si 24 élèves par classe c’est “bien” pour les GS, CP, CE1,
alors c’est bien pour tous les niveaux, de la PS au CM2 !
Le SNUDI FO 44 invite tous les collègues à faire un calcul simple : “combien de classes dans mon école pour qu’aucune ne dépasse les 24 ?”, une simple division suffit et le résultat parle de lui-même !
Nous vous invitons à nous faire remonter vos prévisions d’effectifs et vos besoins en complétant le formulaire dans notre article ” Préparation de la carte scolaire 2026″.
Ne nous y trompons pas, la baisse démographique invoquée par le ministère pour justifier ces suppressions massives n’est que le prête-nom de choix politiques qui sacrifient délibérément l’École publique !
Annulation des suppressions de postes du budget Lecornu ! Abandon des PAS !
D’ores et déjà, le SNUDI FO 44 se tient aux côtés des écoles pour organiser la riposte.
Sans attendre les instances de carte scolaire, le SNUDI FO 44 appelle les professeurs des écoles, les AESH, les parents d’élèves, les mairies, à se réunir avec le syndicat pour préparer la résistance et mettre en échec ce plan de destruction de l’École publique.
