Le ministère de l’Éducation nationale par le décret du 14 octobre 2026 a instauré la mise en place d’un questionnaire annuel sur les Violences Sexistes et Sexuelles (VSS) de la Grande Section à la Terminale dès novembre 2026.
Ce projet a reçu un avis défavorable du Conseil Supérieur de l’Éducation (CSE) le 1ᵉʳ octobre 2026.
La lutte contre les violences faites aux enfants est une priorité absolue, mais cette priorité ne peut justifier n’importe quel dispositif. Ce projet de questionnaires VSS, mis en œuvre dans la précipitation, comporte de nombreuses questions sans réponses à ce jour, pose la question de la coordination interministérielle et fait l’impasse sur l’insuffisance criante de moyens avec seulement 300 créations de postes d’assistant·es de service social, d’infirmier·es et de psyEN annoncées au budget 2027.
C’est pourquoi l’intersyndicale des personnels sociaux de l’Éducation nationale (SNUASFP FSU, SNASEN UNSA, SNFOASEN et CGT Educ’Action) ainsi que l’intersyndicale (FO/CGT) des infirmier·ères de l’Éducation nationale appellent à l’abandon du questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles et revendiquent des moyens à la hauteur des enjeux.
Les pétitions
Personnels Sociaux de l’Éducation nationale : Pétition contre le questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles
Infirmier·ères de l’Éducation nationale : INFENES : pour l’ abandon du questionnaire sur les violences sexuelles et sexistes
