Les conditions météorologiques ont fortement perturbé la semaine de la rentrée de janvier dans le département : neige, verglas, tempête… le grand chelem pour débuter 2026 !
Le SNUDI FO 44 rappelle que le DASEN, en sa qualité d’employeur, a l’obligation légale d’assurer la sécurité et la santé de tous les personnels placés sous son autorité. La “continuité du service publique” ne saurait l’en dispenser et se faire au détriment des personnels !
Dès le lundi soir, la préfecture avait annoncé l’arrêt des transports scolaires pour le lendemain en raison de la neige annoncé dans le département mais aucune consigne n’a été transmise aux écoles. Ce manque d’informations a conduit à des fonctionnements et prises de décisions multiples et disparates selon les écoles, les communes et les circonscriptions :
- certaines écoles ont été fermées, par décision de leur mairie, au cours de la matinée
- d’autres écoles étaient désertes, aucun personnel (ni enseignants, ni agents municipaux) n’ayant pu se déplacer
- d’autres, enfin, sont restées ouvertes par obligation émanant de la hiérarchie
Du côté du personnel, la situation a généré interrogations, angoisse, mise en danger :
- des enseignants ont pris la route, malgré des conditions potentiellement dangereuses
- certains ont “randonné” sur plusieurs kilomètres dans la neige au risque de faire une mauvaise chute
- parfois, arrivés sur leur lieu de travail, ils ont trouvé l’école déserte (aucun élève, aucun autre personnel enseignant ou municipal)
- d’autres enseignants sont restés chez eux, par impossibilité de prendre la route, sans savoir s’ils risquaient un retrait de salaire ou une sanction
Face à l’absence de communication du DASEN, le SNUDI FO 44 l’a interpellé dès mardi matin pour que des consignes claires soient données à tous les personnels et que celles et ceux n’ayant pu rejoindre leur lieu d’exercice puissent bénéficier d’autorisations d’absence exceptionnelles,comme la loi le prévoit et, en tout état de cause, qu’aucune sanction ou retenue sur salaire ne soit appliquée(courrier resté sans réponse d’ailleurs …) .
La situation du jeudi a été aussi anxiogène, ruisselant de consignes variées et contradictoires, selon les communes et les circonscriptions :
- certaines écoles ont renvoyé tous les élèves dès le midi ou début d’après-midi, sans exception, alors que d’autres ont gardé des élèves jusqu’à l’heure de la sortie des classes
- certains enseignants, n’ayant plus d’élèves sont rentrés chez eux pour se mettre en sécurité, comme l’indiquait le message reçu en fin de matinée dans les écoles, tandis que d’autres se sont vus imposés de rester jusqu’à l’heure de fermeture habituelle de l’école
- les enseignants ayant des enfants scolarisés se sont retrouvés à ne pas savoir ce qu’ils devaient prioriser, entre aller récupérer leurs enfants ou rester avec leurs élèves, aucune directive claire ne leur étant apportée.
Bref, là encore, une gestion totalement chaotique d’un événement annoncé !
Le SNUDI FO 44 dénonce la gestion calamiteuse liés aux incidents climatiques de la semaine de rentrée de janvier.
Les consignes multiples ou inexistantes de la part de la préfecture et du DASEN ont engendré des disparités selon les écoles, suivant l’interprétation faite par les uns et les autres (mairies, IEN…..) laissant certains dans l’incertitude et poussant d’autres à se mettre en danger.
Le SNUDI FO 44 revendique une communication sans ambiguité, à l’ensemble des personnels, émanant d’une seule autorité, le DASEN.
Le SNUDI FO 44 rappelle que le seul moyen d’assurer la sécurité de tous, élèves et personnels, est la fermeture des écoles à titre préventif en cas de conditions météorologiques dégradées.
Pour rappel : la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 relative à la fonction publique de l’État, intégrée depuis 2022 au Code général de la fonction publique (CGFP) précise que lorsque des événements extérieurs, imprévisibles et irrésistibles (neige, verglas, plan neige activé, transports à l’arrêt) empêchent un agent de rejoindre son lieu de travail, l’absence ne peut pas être assimilée à une faute.
