Évaluations nationales : le SNUDI FO 44 appelle au boycott de la réunion du DASEN

Le directeur académique a invité les directrices et les directeurs d’école à “participer à une réunion départementale qui se déroulera le mercredi 28 janvier à 13h30 en visioconférence” pour “partager (avec eux) les résultats de notre département aux évaluations nationales”.

S’il s’agit bien d’une nouvelle invitation, et que la participation à cette réunion est strictement facultative (les collègues qui n’y participeront pas n’auront besoin d’aucune justification), déserter cette nouvelle réunion en visio renverrait un signal fort.

Cette réunion constitue une nouvelle injonction inutile, venant s’ajouter à une charge de travail déjà totalement saturée pour les directrices et directeurs d’école, contraints de gérer, entre autres :
–       l’inclusion scolaire imposée sans moyens ni différenciation,
–       une multiplication incessante d’enquêtes,
–       le pilotage pédagogique imposé,
–       les PPRE,
–       les équipes éducatives,
–       ONDE, AFFELNET, ADAGE,
–       le protocole Phare,
–       le Pacte,
–       la sécurisation des écoles,
–       et désormais les évaluations nationales généralisées à tous les niveaux.
…la liste est encore longue !

Au-delà de la surcharge de travail, ne pas participer massivement à cette réunion signifie clairement que nous refusons la politique ministérielle de pilotage vertical de l’École publique, fondée sur un management inspiré du secteur privé. Les faits sont établis : les résultats des évaluations nationales standardisées sont utilisés pour classer, comparer et mettre en concurrence les écoles, les circonscriptions, les départements, mais aussi les personnels.

Le SNUDI FO 44 appelle donc clairement les directrices et directeurs d’école de Loire-Atlantique à ne pas assister à cette réunion. Ce positionnement collectif vise à dénoncer ces pratiques et à adresser un message clair et sans équivoque à l’administration, dans le respect de nos obligations professionnelles.

Le SNUDI FO 44 rappelle qu’aucun texte réglementaire ne préside à la mise en œuvre de ces dispositifs d’évaluation dont le syndicat demande l’abandon.